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On le voit à gauche, sous un dais
accroché à deux arbres,
donnant les derniers sacrements à des mourants.
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Si
l’église catholique s’était investie dans la prévention de la peste par les
invocations et des recours à la sainteté, certains de ses membres ont donné
leur foi leur courage et tout leur temps pour combattre l’atrocité de la
maladie. C’est le cas de Monseigneur Henri François-Xavier de Belsunce de
Castelmoron évêque
de Marseille dont le dévouement a suscité l’admiration de tous pendant
la peste de 1720, car il resta au palais épiscopal pendant que d’autres s’enfuirent
et surtout se donna à corps perdu pendant l’épidémie.
Le
dévouement de Monseigneur de Belsunce pendant
la peste de 1720 à Marseille a
été exemplaire. Il s’est manifesté dans deux domaines.
a)
L’exercice de ses fonctions. Pour fléchir la colère de Dieu
irrité par les crimes, les mauvaises mœurs
les sentiments erronés des marseillais et dans le but de lutter contre
l’hérésie Janseniene il prescrit des prières, un jeun général et
des pénitences, imposés à la population Marseillaise. Il avait par
ailleurs fermé les églises, célébrant des messes sur les places ou au carrefour
des rues, donnant lui-même la communion aux pestiférés.
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Dévouement de Monseigneur de Belzunce durant la peste de Marseille en 1720
Auteur : Nicolas André (1754-1837)
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b)
Le pasteur apaisant les souffrances physiques. Il visite lui-même
les pestiférés, distribuant au passage des aumônes, sortant tous les jours dans
la rue, allant au devant des malades les plus pauvres, donnant de ses propres
mains les soins les plus utiles, se mêlant aux morts et aux mourants sans
grande précaution. Un dévouement doublé d’une grande générosité distribuant son
argent sans limite tout en limitant ses propres besoins. Cela était rendu
nécessaire car la ville manquait de vivres.


