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16 août 2012

Pissarro paysagiste urbain pourquoi ?



Il a déjà été écrit dans ce blog, 
que le peintre 

Il est un autre peintre qui a connu 
le même impératif. Il s’agit de 
Camille Pissarro (1830-1903).


Le doyen des peintres impressionnistes s’était singularisé pendant sa carrière par son orientation de peintre paysagiste. Cette orientation de travail en plein air sur le motif, avait été :
  • initiée à Saint Thomas (îles Vierges) et avec l’école de Barbizon, 
  • confirmée avec le groupe impressionniste dont il avait été le mentor (notamment Paul Cézanne), 
  • pour se terminer vers un aspect particulier du paysage, le « paysage urbain »

Connu comme l'un des « pères de l'impressionnisme », sa peinture était rurale dans ses paysages. 
Il  aimait montrer, comme Jean François Millet 
dont la peinture avait une connotation sociale 
(Ecole de Barbizon), un penchant  pour 
la représentation des paysans au travail 
et cela bien avant d’en arriver 
au paysage urbain (fig.1). La Fenaison


Il n’était pas venu sans raison au paysage urbain. En effet cette nouvelle orientation dans sa peinture peut être mise sur le compte d’une maladie oculaire : une dacryocystite chronique (inflammation du sac lacrymal).

Dès 1890  Pissarro  commençait à souffrir de cette  affection des yeux  qui n’allait cesser de l’importuner le restant de sa vie. Les longues stations passées devant une toile en plein air, en toutes saisons, face  à une lumière intense, étaient peut être à l’origine de ces troubles.  Il ne serait d’ailleurs pas le seul dans ce cas, puisque nombre de peintres impressionnistes, ayant travaillé dans les mêmes conditions, ont également eu à déplorer une affection oculaire : Monet, Degas, Cézanne, Renoir, Mary Cassatt parmi les plus connus.

Ne pouvant plus courir dans la campagne 
pour peindre, Pissarro se faisait alors 
construire un atelier dans son vaste jardin 
d’ Eragny (Eure) d’où il pouvait observer à 
loisir la nature environnante (fig. 2). 

Quand il était en déplacement, il peignait le plus souvent de la fenêtre de sa chambre d’hôtel. C'est dès cette période que Pissarro réalisait, ce qu’avait fait avant lui Claude Monet,  différentes séries de paysages urbains, lors de ses divers voyages. On lui doit ainsi la série des vues de Montmartre (fig.3), celles des ports de Rouen (fig.4) et de Dieppe.
Si Camille Pissarro a élevé le paysage urbain au plus haut niveau et sous divers aspects, cela est bien dû à sa maladie oculaire.

         (fig.3)                                         (fig.4)

                            



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