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10 août 2012

Les maladies de Paul Gauguin.


Paul Gauguin (1848-1903) est, parmi les peintres impressionnistes, celui dont l’état de santé a été le plus sévèrement altéré. A la fin de sa vie on peut littéralement parler de « Musée pathologique »

Cet état il le devait, à une erreur de jeunesse : la rencontre à 19 ans avec une prostituée responsable de sa grande vérole (syphilis) dont il aggravera les conséquences sur la fin de sa vie lors de ses séjours tahitiens par des contacts sexuels répétés avec des autochtones pour la plupart « vérolées ».

Entre ces deux périodes de sa vie, la maladie le rattrapera par un eczéma suintant (considéré comme étant une lèpre) et par les effets délétères d’une consommation exagérée d’absinthe. Son séjour avec Vincent van Gogh en Arles pendant le dernier trimestre de 1888, n’aura fait qu’empirer son addiction vis-à-vis de l’absinthe.

Sa fin de vie (fin des années 1890) fut difficile et marquée par la drogue.

  • Gauguin était morphinomane en raison de douleurs séquellaire d’une fracture de cheville, survenue lors d’une rixe à Concarneau. 
  • Il prenait régulièrement de l’Arsenic comme traitement de sa syphilis. Il avait absorbé ce toxique pour mettre fin à sa vie. Une trop grande dose le fit vomir et échapper à la mort. 
Gauguin devait mourir à Atuona (îles Marquises) des suites d’une overdose, qu’un cœur fatigué (insuffisant cardiaque depuis plusieurs années) n’avait pu supporter. Durant sa vie il aura été hospitalisé pas moins de dix fois notamment pendant ses séjours Polynésiens.

L’œuvre de Gauguin a toujours été influencée par le lieu où il se trouvait mais aussi par sa santé morale, ce que nous verrons dans un prochain billet.

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